Le président taïwanais, Lai Ching-te, à Taipei, le 17 mai 2026. ANN WANG / REUTERS

Le président taïwanais, Lai Ching-te, a affirmé, dimanche 17 mai, que la sécurité de son pays ne pouvait pas faire l’objet d’un « marchandage », quelques jours après que le président américain, Donald Trump, a suggéré que les ventes d’armes à l’île pourraient être utilisées dans des négociations avec la Chine.

« Taïwan se trouve au cœur des intérêts mondiaux, et la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan ne seront jamais sacrifiées ni marchandées », a déclaré M. Lai dans un communiqué sur Facebook. « La poursuite des ventes d’armes des Etats-Unis à Taïwan, ainsi que le renforcement de la coopération sécuritaire entre Taïwan et les Etats-Unis, ne sont pas seulement nécessaires mais constituent aussi des éléments-clés pour maintenir la paix et la stabilité régionales », a également dit le président taïwanais.

Jeudi, avec une fermeté inhabituelle, le président chinois, Xi Jinping, avait mis M. Trump en garde : « La question de Taïwan est la plus importante dans les relations sino-américaines. Si elle est bien traitée, les relations entre [la Chine et les Etats-Unis] pourront rester globalement stables. Si elle est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit. »