Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Cette fiction réussie, plongée dans le vent et la brume, décrit la résistance d’un prêtre et de ses paroissiens pour offrir une sépulture aux opposants tués, au mépris des ordres de l’occupant russe Article réservé aux abonnés SÉLECTION OFFICIELLE - SÉANCE SPÉCIALE Parmi ses conséquences les moins prévisibles, l’invasion en l’Ukraine aura eu celle de relancer un cinéma de l’occupation et de la résistance, comme il n’y en avait pas eu en Europe depuis l’après-guerre, et dont le néoréalisme italien reste l’apogée. On y pense beaucoup devant Vesna, un premier long-métrage de fiction sur l’Ukraine occupée, tourné en Lituanie par un jeune cinéaste au parcours atypique. Rostislav Kirpicenko, né lituanien mais d’origine biélorusse, a d’abord connu une carrière de footballeur professionnel, démarrée en Ukraine (à l’Inter Dnipropetrovsk), avant de se tourner vers des études de cinéma à Paris, en intégrant la Fémis en 2019. Présenté à Cannes en séance spéciale, ce coup d’essai, toile de stupeur, de brumes et d’effroi, se révèle d’une saisissante maturité. Dans une petite ville de l’Ukraine occupée, interdiction est faite par l’envahisseur russe d’enterrer les civils tombés pour s’être opposés à l’occupant. Le prêtre orthodoxe Andriy – cousin cinématographique du prêtre de Rome, ville ouverte (1946) de Roberto Rossellini, joué par Aldo Lado – est contraint d’entasser les cadavres dans une baraque de son presbytère. Il vous reste 70.7% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.