Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Cinéma Cinéma Cinéma Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Le Serbe Ivan Markovic livre un film d’une grande beauté plastique, situé sur le chantier d’un grand complexe immobilier au Cambodge. Article réservé aux abonnés ACID Le réalisateur Tsai Ming-liang aurait-il un lointain cousin serbe ? Difficile en tout cas de ne pas penser à l’univers du cinéaste taïwanais devant Promised Spaces, le nouveau long-métrage d’Ivan Markovic, présenté au Festival de Cannes à l’ACID, la sélection de l’Association du cinéma indépendant pour sa diffusion. Lire le portrait (2022) | Article réservé à nos abonnés Tsai Ming-liang, le rebelle du temps long D’une beauté plastique revigorante, le film de ce directeur de la photographie, nourri de son intérêt pour l’architecture et pour l’Asie du Sud-Est, est habité par le silence, la pluie, le vent. Et une immense solitude. Au milieu d’une offre de films saturés de mots, de situations, de drames, son épure détonne, jusque dans sa courte durée (une heure seize). Nous voici ici perdus au milieu de la campagne cambodgienne où se termine le chantier d’un grand complexe immobilier encore vide, entre quelques gratte-ciel inachevés. Au cœur de ce paysage irréel d’un monde presque à l’abandon, Ivan Markovic juxtapose sans chercher à les croiser les trajectoires de Sokun, un ouvrier qui n’arrive pas à trouver le sommeil, et de Seda, la toute première locataire. Ce sont d’abord les lieux qui font office de lien ici, et notamment une petite échoppe ouverte de nuit où se retrouvent les âmes solitaires. Le réalisateur fait preuve d’un indéniable talent de composition pour filmer les espaces, à la fois dans leur dimension monumentale, mais aussi dans leur fragilité, avec ce désir d’en arpenter les interstices. Comme un écho à ces existences reléguées aux marges. Il vous reste 50.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.