Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Dévoilé à la Semaine de la critique, le premier long-métrage de Marine Atlan impressionne par sa mise en scène et son récit à plusieurs strates. Article réservé aux abonnés SEMAINE DE LA CRITIQUE L’un des plus belles surprises de Cannes est un premier long-métrage, La Gradiva, de la trentenaire Marine Atlan, dévoilé à la Semaine de la critique. Un pur film de mise en scène qui prépare, deux heures durant, l’orage ou la tragédie qui va s’abattre sur un groupe de lycéens, en visite à Naples avec leur charismatique professeure, Mme Mercier – Antonia Buresi, volcanique, vue notamment dans A son image (2024), de Thierry de Peretti. Ces jeunes sont pourtant pleins de vie, et le récit, fait de plusieurs strates, prend le temps de nous les faire rencontrer, sous le soleil, arpentant la ville, mangeant une glace, écoutant « la prof » raconter Pompéi sous les cendres en l’an 79, devant le Vésuve couvert de fumerolles. On découvre avec bonheur de nouveaux visages du cinéma : Toni (Colas Quignard), à l’aise avec tout le monde et très ami avec Jame (Mitia Capellier-Audat) ; Suzanne (Suzanne Gerin), plongée dans son carnet de dessin ; Angela (Hadya Fofana), à la joie communicative… La réalisatrice et cheffe opératrice a l’élégance de ne pas trop situer ses personnages. Plus tard, quelques mots de Toni au téléphone, à sa mère (que l’on n’entend pas), suggèrent un quotidien compliqué. Et les résultats de Parcoursup qui tomberont sur la tête des lycéens ne seront pas que des confettis. Il vous reste 70.54% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.