Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Le film, coup de cœur de la Quinzaine des cinéastes, met en scène un jeune garçon du Nord de la France, qui trouve sa voie entre son père boucher et sa mère éleveuse. Article réservé aux abonnés QUINZAINE DES CINÉASTES Quand il a vu le film pour la première fois, Gabin a pleuré. Il faut dire que le documentaire qui porte son prénom, réalisé par le cinéaste Maxence Voiseux et centré sur sa personne, encapsule plus d’une décennie de sa vie. « C’est un album photo vivant », résume à Cannes le jeune homme, que l’on découvre à l’écran d’abord jeune enfant et que l’on suit jusqu’à son départ définitif du foyer familial. Coup de cœur de la sélection de la Quinzaine des cinéastes, le premier long-métrage de Maxence Voiseux a bénéficié de ce temps long et de la relation de proximité qui s’est construite au fil des ans entre le réalisateur et son sujet : « J’avais déjà fait deux films avec des membres de la famille Jourdel, explique le cinéaste. Un court-métrage avec le grand-père de Gabin, puis un moyen-métrage avec son père. Les premières images que l’on voit dans le film viennent de là. Pour moi, il y avait quelque chose de presque naturel à continuer à les filmer. » Gabin avait 11 ans lorsque Maxence Voiseux lui a proposé de se lancer avec lui dans un tournage long. L’enfant le prend comme le début d’une aventure dont il serait le héros. « Je ne suis pas réellement devenu un personnage, confie-t-il aujourd’hui avec un peu de recul. Maxence a réussi à faire que je sois resté naturel. Ce qu’il a mis en images, ce n’est pas tout Gabin, mais c’est l’esprit de Gabin. » Il vous reste 73.35% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.