Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 L’acteur allemand endosse une nouvelle fois les habits d’un salaud dans le film « Moulin », de Laszlo Nemes, en compétition dans la Sélection officielle à Cannes. Article réservé aux abonnés Lars Eidinger est un des plus grands acteurs contemporains. Et pas seulement parce qu’il mesure 1,90 mètre. Star de la Schaubühne, le théâtre que dirige à Berlin Thomas Ostermeier, il flotte sur la Croisette torse nu sous son tuxedo blanc, avec l’air réjoui d’un gamin – de 50 ans – en goguette, dimanche 17 mai. Sur les écrans au Festival de Cannes, il est à la fois dans Le Bois de Klara, le nouveau film de Volker Schlöndorff, présenté en séance spéciale, et dans Moulin de Laszlo Nemes, en compétition dans la Sélection officielle, où il interprète le terrible personnage de Klaus Barbie avec une profondeur effrayante. « Je ne peux pas être Klaus Barbie, et je ne veux pas être Klaus Barbie, ce n’est pas intéressant d’être Klaus Barbie », répète celui qui a toujours comparé son travail à celui d’un marionnettiste, à mille lieues des préceptes de l’Actors Studio. « Bertolt Brecht disait qu’il faut toujours montrer aux spectateurs que vous jouez, qu’ils soient conscients qu’ils sont joués. Dans Le Bois de Klara, l’actrice Nele Winkler est atteinte du syndrome de Down. A chaque fois qu’elle est face à la caméra, elle jette un regard à l’objectif. Et j’aime ça. C’est la première chose qu’on vous dit sur un tournage : ne regarde pas la caméra, parce qu’alors vous signalez au public qu’il y a une caméra. Mais je sais qu’il y a une caméra, tout le monde le sait et le spectateur devrait le savoir. Ce qui est très dangereux, c’est qu’il puisse penser que ce qu’il a vu sur l’écran est la réalité. La propagande nazie était bâtie là-dessus, la construction d’une fausse réalité. » Il vous reste 74.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.