Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 Festival de Cannes 2026 La cinéaste autrichienne, dont le film avec Léa Seydoux est présenté en compétition officielle, explique comment elle a décidé de tourner ce long-métrage, alors que son précédent, « Corsage », a vu un de ses acteurs condamné pour pédopornographie. Article réservé aux abonnés On connaît bien peu Marie Kreutzer, cette réalisatrice autrichienne dont le sixième long-métrage, Gentle Monster, a été projeté, vendredi 15 mai, en compétition officielle au Festival de Cannes. Présente par deux fois au Festival de Berlin pour des films jamais diffusés en salle en France, elle s’est surtout fait remarquer avec Corsage, présenté à Cannes en 2022 dans la section Un certain regard – une version féministe de Sissi l’impératrice avec Vicky Krieps. Enfant de Graz, dans le sud de l’Autriche, élevée avec sa sœur par des parents très libéraux (père architecte, mère longtemps députée écologiste au Parlement autrichien) qui leur ont laissé une grande liberté créative, Marie Kreutzer rêvait d’abord d’être romancière. A 48 ans, l’air juvénile, elle revient sur la genèse de son nouveau film, qui met en scène Léa Seydoux en mère de famille soudainement percutée par l’arrestation de son mari, accusé de diffuser des vidéos pédopornographiques. Comment a germé l’idée de « Gentle Monster » ? En 2020, je suis tombée sur un article qui retraçait dans un journal allemand l’enquête menée autour d’un gros réseau de pédophiles. Il y avait une telle précision de détails, notamment sur les crimes commis et l’ampleur du phénomène, que cela en rendait la lecture pénible. A l’époque, bien sûr, je n’étais pas ignorante des violences sexuelles commises sur les enfants, mais cela m’a fait prendre conscience d’une chose : vu qu’un enfant sur cinq est victime d’abus sexuels, non seulement je connaissais des victimes, mais statistiquement aussi des agresseurs. On a forcément tous croisé sur notre route à un moment donné un pédocriminel. Il vous reste 67.61% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Cannes, Marie Kreutzer, réalisatrice de « Gentle Monster » : « On a forcément tous croisé sur notre route un pédocriminel »
La cinéaste autrichienne, dont le film avec Léa Seydoux est présenté en compétition officielle, explique comment elle a décidé de tourner ce long-métrage, alors que son précédent, « Corsage », a vu un de ses acteurs condamné pour pédopornographie.










