Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Élection présidentielle 2027 Chronique Françoise Fressoz Editorialiste au « Monde » Réhabilitée depuis la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale en 2022, la figure du premier ministre redevient centrale dans le cadre de la campagne présidentielle de 2027, remarque, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ». Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Où sera le pouvoir en 2027 ? A l’Elysée ou à Matignon ? De l’avis de Dominique de Villepin et de Bruno Le Maire, un partage des tâches s’imposera : au président de la République, la fonction de négociateur sur la scène internationale et de pacificateur sur la scène nationale, au premier ministre, tout le reste, la gestion des affaires courantes et l’animation de la majorité parlementaire. Les deux hommes ont en commun d’avoir participé au dernier gouvernement du dernier mandat de Jacques Chirac, l’un comme premier ministre, l’autre comme conseiller et directeur de cabinet. C’était entre mai 2005 et mai 2007, après le référendum perdu sur le traité constitutionnel européen, dans une atmosphère de crise politique qui préfigurait à bien des égards celle que nous connaissons aujourd’hui. Depuis la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale en 2022 et la perte de la majorité tout court en 2024, le retour de la dyarchie dans une Ve République accusée d’être devenue inexorablement verticale après l’institution du quinquennat en l’an 2000 redevient à la mode. Il s’impose dans la stratégie de nombre de prétendants à l’élection présidentielle de 2027. Un moment tenté par la suppression du poste de premier ministre, l’ancien président de la République François Hollande en est redevenu l’un des plus ardents défenseurs. Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance, estime qu’il « faudra distinguer ce qui relève du président de la République, qui ne peut pas s’immiscer dans tout, et ce qui est de la responsabilité du gouvernement, garant de la majorité ». Un peu plus vague, Edouard Philippe aborde 2027 comme une « élection de recomposition », ce qui induit que toutes les cartes du pouvoir seront rebattues. Aucun n’innove vraiment : la dyarchie s’est de nouveau imposée comme une réalité depuis qu’Emmanuel Macron, sous la contrainte des événements et l’effet d’une dissolution perdue en 2024, a dû se résoudre à ne plus s’occuper de tout et à laisser une réelle autonomie à l’hôte de Matignon. Il vous reste 68.02% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La dyarchie entre président et premier ministre s’impose dans la stratégie de nombre de prétendants à l’élection de 2027 »
CHRONIQUE. Réhabilitée depuis la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale en 2022, la figure du premier ministre redevient centrale dans le cadre de la campagne présidentielle de 2027, remarque, dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».













