Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement L'époque L'époque L'époque La France buissonnière La France buissonnière La France buissonnière Chronique Frédéric Potet « La France buissonnière ». Ancien salarié d’une filiale d’Areva, le quadragénaire cultive désormais une cinquantaine de variétés de légumes et quelques fruits qu’il vend sur deux marchés de Loir-et-Cher. Malgré des sacrifices, notamment financiers, il confie être moins stressé qu’avant. Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min. Article réservé aux abonnés Huit années d’études supérieures et dix comme ingénieur dans le secteur du nucléaire peuvent conduire à ce pour quoi on n’a pas été programmé : planter des choux et éclaircir des semis de radis. Nicolas Blanc de Lanaute en est la preuve vivante. Cet ancien salarié d’une filiale d’Areva sise à Loches (Indre-et-Loire) a largement bifurqué en 2025 en s’installant comme maraîcher bio. « J’avais besoin de me mettre en cohérence avec moi-même », explique-t-il en piquant une rangée d’échalotes dans la parcelle argileuse qui jouxte sa maison de Nouans-les-Fontaines (Indre-et-Loire). Le quadragénaire y cultive une cinquantaine de variétés de légumes, quelques fruits également (pastèques, fraises, melons), qu’il vend ensuite, en circuit court, sur les marchés de deux communes de Loir-et-Cher : Selles-sur-Cher et Saint-Aignan. Ses cucurbitacées et patates douces ne sont pas vilaines à l’œil. « Je suis content, après un an d’activité, de ne pas proposer des légumes flétris, comme ceux que l’on peut voir sous emballage plastique dans les rayons bio des supermarchés », se félicite-t-il, non sans avouer ressentir un certain « complexe d’infériorité » et un « manque de légitimité », caractéristiques du célèbre syndrome de l’imposteur. Il vous reste 71.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.