Le nutritionniste Anthony Berthou, à Paris, le 6 mai 2025. JULIE BALAGUÉ POUR M LE MAGAZINE DU MONDE
Mes parents étaient pisciculteurs dans le Limousin, avec un élevage de truites respectueux de l’environnement, imprégné des concepts d’agroécologie. Cela m’a beaucoup influencé. Grâce à leur démarche et à la campagne qui m’entourait, j’ai appris très tôt à respecter la nature, à apprécier les choses simples, brutes et pures. La recette de la terrine de truite est celle de ma mère, qu’elle préparait fréquemment. Elle contient majoritairement de ce poisson, et quelques herbes et épices. C’est un plat simple et sain, riche en oméga-3 et en protéines.
Très jeune, j’ai fait du sport à haut niveau. J’ai commencé par la natation. A 12 ans, je dévorais des ouvrages sur la nutrition sportive, en lien avec la performance. Je suis parti en sport-études à 15 ans, puis j’ai intégré l’équipe de France junior de triathlon. J’ai malheureusement dû renoncer à cette carrière à la suite de problèmes de santé liés à la maladie de Lyme, mais la nutrition est restée mon fil rouge, et elle a orienté mon choix d’études.
J’ai commencé par le diplôme d’Etat de diététicien-nutritionniste, complété par quatre ans de spécialisation en faculté de médecine et plusieurs diplômes universitaires. En parallèle, j’ai commencé à former les cadres techniques dans le monde du sport, à assurer le suivi nutritionnel des équipes olympiques, en triathlon, cyclisme, canoë-kayak, course à pied, ski alpin… Je me suis installé en cabinet, j’ai créé un algorithme de diagnostic nutritionnel, puis j’ai enseigné à l’Ecole polytechnique de Lausanne (Suisse), sur le sujet des enjeux mondiaux de l’alimentation d’ici à 2050…






