TQ / D. LAFOND
Attentive à la planète et aux hommes dans le restaurant parisien Sélune, qu’elle a créé en 2019, Bérangère Fagart défend une cuisine « joyeuse ». Cette autodidacte de 36 ans, candidate éphémère de l’émission « Top Chef », s’impose aujourd’hui par sa démarche durable dans l’association Communauté Ecotable, dont elle est coprésidente, et par ses assiettes inventives, enracinées dans la Normandie de son enfance.
A 69 ans, Olivier Roellinger mène une retraite active. Il a créé une enclave gastronomique à Cancale, y établissant le restaurant de Bricourt, qui décrochera trois étoiles, et sa première boutique d’épices. Longtemps vice-président Relais & Châteaux, il reste investi dans le tissu associatif (comme le collectif Les pieds dans le plat, pour une cuisine saine dans les cantines) et résume son engagement dans Pour une révolution délicieuse (Fayard, 2019).
Bérangère Fagart, Olivier Roellinger, vous avez respectivement 36 ans et 69 ans, vous êtes, pour l’une, encore en exercice dans un restaurant bistronomique parisien, pour l’autre, retiré de fourneaux trois étoiles. Mais vous êtes des ambassadeurs du « bien-manger » à travers des associations, et vous avez un autre point commun. Bérangère, vous avez grandi dans la baie du Mont-Saint-Michel, à Jullouville (Manche).






