Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Neurosciences Neurosciences Neurosciences La scientifique italienne a fait un choix de carrière audacieux, entre optique et neurosciences. Récompensée du prix Irène-Joliot-Curie, celle qui a hissé son équipe parmi les leaders mondiaux dans le domaine des neurosciences cherche à observer et à « manipuler » le cerveau avec la lumière. Article réservé aux abonnés Quelques coups de crayon dessinent un scooter en train de s’éloigner. Sur un mur de son lumineux bureau blanc, à l’Institut de la vision, à Paris, Valentina Emiliani a mis une grande affiche du film Caro Diario, de Nanni Moretti, sorti en 1993 et intitulé Journal intime en France. D’une certaine manière, tout est là, dans ce clin d’œil au cinéaste fantasque. Il rappelle l’origine italienne de la physicienne, que son bel accent et de rares maladresses lexicales confirment rapidement. « Elle n’a pas progressé en français depuis qu’on la connaît, comme Jane Birkin ! », s’amusent gentiment ses collaborateurs. Mais, surtout, le scooter, dont Nanni Moretti filme longuement les détours dans Rome, fait écho au parcours sinueux de la scientifique, entre optique et neurosciences. Un choix de carrière audacieux, dont plusieurs prix récents démontrent la pertinence. Directrice de recherche CNRS, Valentina Emiliani a reçu la médaille d’argent de cet organisme public en 2021. En ce début d’année 2026, elle vient de recevoir le prix Irène-Joliot-Curie, doté de 40 000 euros et décerné par le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui salue son rôle de « pionnière dans l’usage de la modulation du front d’onde ». Valentina Emiliani préfère dire sobrement qu’elle sculpte la lumière. Elle contrôle la forme que prend celle-ci au cours de sa propagation et parvient, grâce à la technique d’holographie générée par ordinateur, à façonner des motifs lumineux en trois dimensions pour illuminer de manière très sélective une ou plusieurs cellules dans le cerveau. Son objectif ? « Je développe de nouvelles méthodes optiques pour imager et contrôler l’activité dans les circuits cérébraux », explique Valentina Emiliani. Autrement dit, elle cherche à observer et à « manipuler » le cerveau avec la lumière. Et, en vingt ans, elle a hissé son équipe parmi les leaders mondiaux en ce domaine. Il vous reste 76.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Valentina Emiliani, une physicienne sculptrice de lumière
La scientifique italienne a fait un choix de carrière audacieux, entre optique et neurosciences. Récompensée du prix Irène-Joliot-Curie, celle qui a hissé son équipe parmi les leaders mondiaux dans le domaine des neurosciences cherche à observer et à « manipuler » le cerveau avec la lumière.









