Les ombres du président russe Vladimir Poutine et de son homologue américain lors d’une conférence de presse conjointe à la base militaire Elmendorf-Richardson à Anchorage, en Alaska, le 15 août 2025. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Trois jours après avoir célébré le sommet entre Vladimir Poutine et Donald Trump en Alaska, Moscou a suivi entre prudence et moquerie la rencontre organisée à Washington, lundi 18 août, entre le président américain et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, puis avec les principaux dirigeants européens.

Le chef du Kremlin, qui s’est entretenu une quarantaine de minutes au téléphone avec M. Trump en marge de cette rencontre, n’a fait aucune déclaration publique. Seul à s’exprimer à Moscou dans la nuit de lundi à mardi, Iouri Ouchakov, conseiller de M. Poutine, a simplement confirmé que les deux présidents ont discuté de « la possibilité de relever le niveau des représentants » aux discussions directes entre la Russie et l’Ukraine. Traduction : un possible sommet Poutine-Zelensky. Après trois réunions de pourparlers techniques à Istanbul, depuis mai, les deux présidents pourraient se rencontrer en personne. Une éventualité jusque-là rejetée par le Kremlin.