Vladimir Poutine préside la réunion du conseil de sécurité, au Kremlin à Moscou, le 8 août 2025. SERGEI ILYIN / AP

Le président russe, Vladimir Poutine, peut se frotter les mains. Sans avoir esquissé la moindre promesse de cessez-le-feu, il se retrouve convié à un face-à-face ostentatoire avec son homologue américain, Donald Trump, vendredi 15 août, en Alaska. La perspective de cette rencontre au sommet donne des ailes aux commentateurs pro-Kremlin, enthousiasmés par le retour en grâce de la Russie sur la scène internationale. Ils y voient le prélude au retrait des sanctions, sur l’énergie surtout, et à l’absolution des crimes de guerre perpétrés par l’armée russe en Ukraine, depuis le 24 février 2022.

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Selon Dmitri Souslov, un expert du Club Valdaï, un think tank, la convocation de ce « sommet à grande échelle » témoigne d’un « changement qualitatif dans les relations russo-américaines ». Il vise à effacer le « bagage négatif accumulé » et à placer les relations russo-américaines à un niveau « qualitativement nouveau ». La rencontre devrait permettre à Washington de « mettre fin à la guerre hybride qui a commencé par l’arrivée au pouvoir de [Joe] Biden aux Etats-Unis [en 2021] et, même, de mettre fin à la confrontation qui existe depuis l’époque d’Obama », a rapporté M. Souslov à l’agence TASS, dimanche 10 août.