Des manifestants exprimant leur soutien à l’Ukraine, à Anchorage (Alaska), le 15 août 2025. NATHANIEL WILDER/REUTERS

Le choix du lieu a fait tiquer. Donald Trump s’apprêtait, vendredi 15 août, à accueillir Vladimir Poutine sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson. Il s’agit, avec celle de Fairbanks, de la principale base stratégique américaine du Grand Nord en Alaska. Les 300 manifestants pro-Ukrainiens qui s’étaient rassemblés aux abords d’un centre commercial d’Anchorage, jeudi, n’en revenaient pas. « On fait rentrer Poutine dans notre base la plus stratégique. C’est elle qui est censée répondre à une attaque arctique et pacifique, et on y accueille le chef du KGB », accuse Tam Gisler, retraitée d’Anchorage mariée à un Suisse.

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Dans cette ville, surprise d’être devenue ainsi le centre du monde pour une journée sans l’avoir demandé, le principe du sommet sans les Ukrainiens est très contesté. « Pourquoi cela a-t-il lieu sur notre sol ? Pourquoi Trump le reçoit-il ? Pourquoi n’arrête-t-on pas Poutine ? », se demande Celeste Winsor, 56 ans, alors que le président russe fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime de guerre en Ukraine – le fait que les Etats-Unis n’en soient pas signataires facilite la tenue du sommet sur le sol américain.