Le président russe, Vladimir Poutine, suivi du président américain, Donald Trump, à Anchorage (Alaska), le 15 août 2025. JULIA DEMAREE NIKHINSON/AP

Un entretien bilatéral de moins de trois heures, suivi d’une conférence de presse commune d’une douzaine de minutes dépourvue d’annonce : la rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine en Alaska, vendredi 15 août, comportait encore, samedi matin, de nombreuses inconnues. C’est à l’heure des premières réactions des dirigeants européens et de Volodymyr Zelensky que Sylvie Kauffmann, éditorialiste au Monde, a échangé avec nos lecteurs dans le cadre de notre direct sur la guerre en Ukraine.

Lire aussi | En direct, guerre en Ukraine : après le sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, les Européens veulent maintenir la pression sur la Russie

Pierre : La diplomatie est parfois un théâtre, chacun cherchant à tirer profit d’un succès et accuser en cas d’échec. Trump nous avait habitué à rompre avec les usages. Aujourd’hui il est acteur d’un schéma classique. N’est ce pas déjà un indice sur l’échec de ce sommet ?

Sylvie Kauffmann : Parler d’échec du sommet dépend de ce que l’on en attendait. Si l’on attendait un engagement de Vladimir Poutine en vue d’un cessez-le-feu sérieux, oui, l’échec est patent. Mais je ne crois pas que cette attente était raisonnable. De ce que l’on sait à ce stade, il n’y a ni succès ni échec, puisque aucun résultat n’a été annoncé. Il faudra juger en fonction des réactions des Européens, pour l’instant très prudentes, et de la rencontre Trump-Zelensky lundi.