Après la conférence de presse commune à la base militaire commune Elmendorf-Richardson, le 15 août 2025, Anchorage, Alaska. GAVRIIL GRIGOROV/ZUMA-REA

La frustration de Donald Trump monte. En ce début août, les missiles russes pleuvent sur les villes d’Ukraine. Cela fait des mois que le président américain prétend mettre un terme au « bain de sang » en cours depuis 2022, obsédé par le prix Nobel de la paix, qu’il dit mériter. Il a fixé un ultimatum au Kremlin : un cessez-le-feu avant le 8 août, ou bien des sanctions sévères, frappant tout pays client du gaz et du pétrole russes. C’est dans ce contexte que s’ouvre une séquence diplomatique folle de plusieurs semaines, qui va mobiliser les diplomates et les dirigeants des deux rives de l’Atlantique. Pour les Européens comme pour Kiev, l’enjeu est vital : consolider leur unité et empêcher Donald Trump de faire le jeu de l’agresseur russe.

Au moment d’effectuer, le 6 août, son cinquième voyage en Russie depuis le mois de janvier, l’envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, se demande s’il ne va pas perdre son temps. Ami et partenaire de golf du président, il papillonne entre le nucléaire iranien, la bande de Gaza et l’Ukraine, spécialiste de rien mais impliqué dans tout, toujours entre deux avions. Jusqu’à présent, toutes les approches américaines ont échoué avec Moscou.