E

n annonçant, jeudi 7 août, sa décision d’engager l’armée d’Israël dans l’occupation de l’intégralité de la bande de Gaza, Benyamin Nétanyahou a entraîné Israël dans un tournant aux conséquences incalculables et potentiellement tragiques. Non seulement pour le million d’habitants de la ville de Gaza qui seraient ainsi soumis à une évacuation forcée vers une destination inconnue dans un territoire déjà martyrisé, mais aussi pour les otages israéliens exposés de la pire des manières, et pour les soldats israéliens engagés dans une guérilla forcément attisée par l’occupation. Non seulement pour Israël, dont l’action injustifiable accentuerait l’isolement diplomatique, mais aussi pour les espoirs de règlement politique régional, déjà infimes, qui seraient réduits à néant. Car l’annonce du premier ministre israélien n’est pas destinée à faire pression sur le Hamas dans des négociations : il refuse cette issue depuis des mois, de peur de faire éclater son alliance gouvernementale.

Lire aussi |

Article réservé à nos abonnés

Israël se prépare à occuper toute la bande de Gaza