Après une frappe aérienne israélienne, à Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza, mercredi 14 mai 2025. JEHAD ALSHRAFI/AP
Les pressions internationales sur Israël, qui ont atteint ces derniers jours une intensité inédite depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, ne semblent pas près de faire reculer Benyamin Nétanyahou. Alors que le président français, Emmanuel Macron, a qualifié le comportement de son gouvernement d’« inacceptable », que le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a déclaré que son pays « ne fai[sai]t pas de commerce avec un Etat génocidaire », et que même Donald Trump prend ses distances avec lui, le premier ministre de l’Etat hébreu n’entend pas dévier du plan qu’il s’est fixé.
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Lundi 12 mai, quand il avait accepté d’envoyer une délégation israélienne au Qatar pour reprendre les pourparlers avec le Hamas, M. Nétanyahou avait prévenu que « les négociations ne se dérouler[aie]nt que sous le feu ». Il a tenu parole. Selon la défense civile de Gaza, près de 80 Palestiniens ont été tués, mercredi 14 mai, sous les bombardements israéliens, et jeudi, en début de matinée, le bilan des frappes s’élevait déjà à 50 morts. Selon le site israélien indépendant HaMakom, 80 % des près de 3 000 Palestiniens tués depuis la rupture du cessez-le-feu par Israël, le 18 mars, sont des civils.






