L
ongtemps ignoré, c’est un fléau qui n’épargne aucune partie du monde. La pollution due au plastique ravage la planète de multiples manières : chaque minute, l’équivalent d’un camion poubelles de déchets plastiques est déversé dans les océans ; ils se fragmentent, se dégradent et s’insinuent partout : dans l’air, les rivières, les aliments et jusque dans nos organismes, menaçant les écosystèmes et la santé humaine.
La production de plastiques elle-même, qui repose sur l’extraction et la transformation d’énergie fossile, alourdit la menace sur le climat. C’est pourquoi l’enjeu de la conférence internationale qui a lieu à Genève du 5 au 14 août sous l’égide de l’Organisation des Nations unies s’avère crucial : la conclusion d’un premier traité mondial contre la pollution aux plastiques.
De leur production à leur recyclage en passant par leur usage, les plastiques sont à l’origine de maladies et de morts par dizaines de milliers chaque année. Ouvriers travaillant sur les sites de production de polymères, populations vivant à proximité et consommateurs de produits en plastique… Tous les êtres humains sont concernés, confirme un article publié lundi 4 août par des sommités scientifiques dans la revue The Lancet. Et si la toxicité d’un tiers seulement des 16 000 substances chimiques utilisées a été testée, des milliers d’entre elles sont déjà considérées comme « hautement dangereuses » pour la santé.
















