L
’annonce d’un accord entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis est venue secouer la torpeur d’un été qui se profilait enfin. L’officialisation de la perspective d’Européens acceptant docilement une charge douanière de 15 % sur leurs exportations vers les Etats-Unis est sans nul doute extraordinaire.
Pourtant, au-delà des passions d’un débat français connu ni pour sa subtilité ni pour sa bienveillance vis-à-vis de l’UE ou des Etats-Unis, tout jugement définitif paraît hâtif.
Tout d’abord, que savons-nous réellement ? Comme pour tous les accords commerciaux d’une administration Trump friande de mettre en scène des annonces fracassantes, nous ne pouvons pour le moment que nous référer aux mots des dirigeants. Pour les détails, il faudra la publication d’un texte communément agréé, ce que cette administration ne garantit plus. Accessoirement, il ne s’agira probablement que d’un accord politique sur des actions autonomes de chacun des deux partenaires, et non d’un accord commercial stricto sensu, ne donnant ainsi pas lieu aux mécanismes de validation et d’exécution de ceux-ci.
Un périmètre encore à préciser
















