La ministre de la femme et de l’égalité des genres chilienne, Antonia Orellana, lors d’une conférence à Santiago, le 7 mars 2023. MARTIN BERNETTI/AFP
Le gouvernement chilien a annoncé, mercredi 28 mai, avoir soumis au Parlement un projet de loi visant à rendre l’avortement légal jusqu’à quatorze semaines de grossesse, l’une des principales promesses du président de gauche, Gabriel Boric, lorsqu’il est arrivé au pouvoir en 2022.
« Trente-six ans après que l’interdiction de l’avortement thérapeutique dans notre pays, par le biais d’un décret dictatorial, nous allons aujourd’hui ouvrir le débat au Parlement », a déclaré la ministre de la femme, Antonia Orellana, lors d’une conférence de presse.
Elle faisait référence à l’une des dernières mesures prises par la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990) avant de remettre le pouvoir à un gouvernement démocratique.
Pendant plus de cinquante ans, jusqu’en 1989, l’avortement était autorisé au Chili en cas de danger de mort pour la mère ou de fœtus non viable. Mais juste avant de quitter le pouvoir, Augusto Pinochet avait décrété une interdiction en toutes circonstances, maintenue ensuite sous la pression de l’Eglise catholique et des groupes conservateurs.






