Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Yémen Yémen Yémen La mainmise des rebelles alliés à l’Iran sur le bras de mer situé entre l’Afrique et la péninsule Arabique, point de passage obligé sur la voie maritime la plus courte reliant l’Asie à l’Europe, fait redouter une hausse des cours du pétrole et des prix du transport maritime. Article réservé aux abonnés Attaque d’oléoduc, contrôle du détroit de Bab Al-Mandab… Les alliés de l’Iran ciblent de nouvelles infrastructures vitales pour le commerce mondial au moment où la pression exercée par le blocus du détroit d’Ormuz, dans le golfe Persique, commençait à faiblir. En quelques jours, les rebelles houthistes du Yémen ont pris le contrôle de la ville côtière de Moka et de plusieurs îles en mer Rouge, consolidant leur emprise sur le détroit de Bab Al-Mandab, le bras de mer situé entre la péninsule Arabique et l’Afrique, tandis que des drones provenant d’Irak ont endommagé, jeudi 10 septembre, l’oléoduc Est-Ouest en Arabie saoudite, entraînant, dès le lendemain vendredi, sa fermeture. Les conséquences ne sont pas seulement régionales mais mondiales, avec la crainte d’une hausse des cours du pétrole et des prix du transport maritime, alors que l’inflation est déjà élevée en Europe et aux Etats-Unis. Le détroit de Bab Al-Mandab, qui signifie en arabe « porte des lamentations » à cause de ses courants et de ses vents qui rendent la navigation périlleuse et donnent bien des soucis aux marins, n’a jamais aussi bien porté son nom. En raison de cette prise de contrôle des rebelles yéménites, des navires vont devoir rebrousser chemin et réaliser un long détour, notamment ceux qui doivent charger ou décharger des marchandises dans des ports saoudiens. Le détroit est un point de passage obligé, avec le canal de Suez, sur la voie maritime la plus courte reliant l’Asie à l’Europe. Même si les rebelles affirment que la navigation y est « sûre » pour tous, sauf pour l’Arabie saoudite, il est difficile de savoir si les compagnies maritimes occidentales vont continuer à l’emprunter. Il vous reste 73.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Le contrôle des houthistes sur le détroit de Bab Al-Mandab fait planer une nouvelle menace sur l’économie mondiale
La mainmise des rebelles alliés à l’Iran sur le bras de mer situé entre l’Afrique et la péninsule Arabique, point de passage obligé sur la voie maritime la plus courte reliant l’Asie à l’Europe, fait redouter une hausse des cours du pétrole et des prix du transport maritime.














