Une saison peinturePictura, c’est une discrète triennale montréalaise. Pourtant, avec 135 peintres et 53 expositions sur toute la saison, la 3e édition, tenue encore par Trevor Kiernander, ne manque pas de cran. Comme L’inénarrable compromission, trio d’expositions de la commissaire Eunice Bélidor. Titillée par la conception de l’atelier chez Daniel Buren, elle a regroupé des artistes autour des thèmes de l’atelier-maison (galerie Stewart-Hall, jusqu’au 1er novembre), de la peinture hors de la toile (maison de la culture Mercier, 31 octobre au 13 décembre) et du travail collectif (maison de la culture Janine-Sutto, 26 novembre au 17 janvier).Parmi la diversité de Pictura, citons la galerie Nicolas Robert, qui expose Laur P et ses « vomis fossilisés » (17 septembre au 31 octobre), ou Hangar 7826, qui accueille Judith Berry, dont les paysages intègrent « des éléments organiques » (21 novembre au 6 décembre). Hors Pictura, la galerie Simon Blais souligne le centenaire de naissance de feu Denis Juneau (jusqu’au 24 octobre).
Occuper le territoireTrois expositions d’envergure explorent nos relations avec le territoire. MICA (ex-SBC) inaugure sa nouvelle vie avec Une assemblée pour le cosmos. Sept artistes sont répartis en trois lieux : au Belgo (jusqu’au 31 octobre), à la Galerie de l’UQAM (jusqu’au 17 octobre) et dans une église de Frelighsburg, en Estrie (20 septembre au 18 octobre). En matière de conquête de l’espace, le commissaire Antoine Bertron propose d’autres imaginaires que celui de sa colonisation.








