« Il n’y a pas d’innocents à Gaza » : à travers les témoignages de membres des renseignements israéliens, le documentaire choc « NAZA », présenté jeudi à Venise, dévoile les outils technologiques utilisés par l’armée israélienne pour éliminer de façon calculée et systématique des civils palestiniens dans la bande de Gaza.
Les réalisateurs du film, les journalistes d’investigation Yuval Abraham et Rachel Szor, déjà coauteurs du documentaire oscarisé « No Other Land » (2024), ont été applaudis 25 minutes durant par le public debout à l’issue de la première.
L’année dernière, « La voix de Hind Rajab », une docu-fiction sur le meurtre d’une fillette palestinienne de cinq ans par les forces israéliennes, avait remporté le deuxième prix du festival après avoir reçu une ovation debout de 23 minutes à l’occasion de sa première.
« NAZA » - un terme utilisé par l’armée israélienne pour indiquer le nombre de civils censés être tués dans une frappe aérienne -, se fonde sur les témoignages anonymisés de 24 militaires, dont des officiers, des services secrets israéliens, filmés de nuit des toits de Tel-Aviv.
« Entendre les mécanismes de mise à mort à Gaza »












