Le Parti conservateur du Québec (PCQ) propose de former chaque année 125 médecins dédiés au travail en communauté, une nouvelle branche de la médecine familiale, pour lutter contre la crise de l’itinérance partout au Québec.Le chef Éric Duhaime en a fait l’annonce à Nicolet jeudi aux côtés de son candidat le Dr Guillaume Langlois, lui-même médecin auprès de populations plus vulnérables.« Il y a toujours un diagnostic [à faire] quand quelqu’un se ramasse dans la rue. Il y a des raisons ; il faut les trouver », a déclaré le médecin qui déplore une pénurie de soignants sur le terrain.Concrètement, le PCQ propose de créer une nouvelle faculté de médecine au coût de 350 millions $. Les étudiants seraient formés dans des petites unités satellites un peu partout au Québec.Ces 125 médecins communautaires font partie de la proposition d’ajouter 500 médecins de plus par an déjà présenté par la formation.

Financement à la missionLe PCQ s’engage aussi à répondre à une vieille revendication du milieu communautaire : convertir le financement de l’État « par projet » en un financement « à la mission » jugé plus stable et prévisible.Une proposition qui fait dire à Éric Duhaime que son parti est « probablement celui qui est le plus pour le communautaire ». « C’est paradoxal pour certaines personnes », a-t-il ajouté mais « on est le parti qui aime l’approche de terrain, la proximité avec les gens qui sont dans le besoin. »Le PCQ pense qu’un tel changement pourrait permettre au personnel du milieu communautaire de réduire de 30 % le temps dédié au travail administratif et à la reddition de comptes.Le virage vers le financement à la mission se ferait à coût nul, évalue Dr Langlois.Le financement à la mission fait notamment partie des demandes formulées par le mouvement À boutte qui s’est formé ces derniers mois pour réclamer plus de soutien du gouvernement. Or, ce mouvement estimait qu’il faudrait injecter 2,6 milliards $ de plus dans le réseau communautaire pour répondre aux besoins.