Devant l’appel d’une coalition menée par Pauline Marois de faire de la lutte contre l’itinérance une priorité au-delà des discussions partisanes, la classe politique québécoise s’est dit mercredi en faveur de l’organisation d’une réponse unie en vue des prochaines élections générales. Un consensus ressort des commentaires de chaque formation politique : l’État seul ne peut faire face à l’itinérance.Le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS) ont ainsi tous affirmé être ouverts à la tenue d’un sommet national sur l’itinérance « où tous seront conviés » d’ici le mois de juin 2027.« Pas un colloque. Pas une opération de communication. Un vrai sommet de travail, avec un diagnostic commun, des priorités concertées, des responsabilités clairement réparties, des objectifs mesurables et un mécanisme de suivi public », pouvait-on lire dans la lettre ouverte publiée mercredi dans les pages du Devoir et comptant 30 signataires de milieu divers.
Sans s’engager à la tenue d’un tel sommet, le ministre responsable des Services sociaux et de la Lutte contre l’itinérance, Lionel Carmant, a « salué l’initiative de l’ancienne première ministre, Pauline Marois, ainsi que celle des signataires de la lettre », dans une déclaration écrite. « Soyons clairs : il n’y a pas une personne, un gouvernement ou un groupe, qui à lui seul, va renverser la tendance. C’est collectivement que nous allons faire la différence. »La Coalition avenir Québec est déterminée « plus que jamais à réduire l’itinérance au Québec », a ajouté M. Carmant.Sur les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale, seul le Parti conservateur du Québec n’a pas commenté la lettre ouverte, citant au Devoir la non-disponibilité du chef Eric Duhaime et de la députée Maïté Blanchette Vézina.Vers un sommet non partisan ?Se disant « d’accord » avec les signataires sur l’idée d’un sommet sur l’itinérance et s’engageant à le tenir, le chef du PLQ, Charles Milliard, a écrit dans une publication sur X que l’itinérance est « un enjeu majeur qui touche l’ensemble de la société, partout au Québec ». « Ce qui était, il y a quelques années, un enjeu principalement circonscrit à l’île de Montréal est désormais une réalité à laquelle des centaines de municipalités doivent faire face au quotidien. »











