Une coalition menée par l’ancienne première ministre du Québec, Pauline Marois, demande la tenue d’un sommet national d’ici l’été 2027 pour organiser une réponse unie à l’itinérance, un problème qui se « détériore » et risque d’être « normalisé ».Dans une lettre ouverte publiée dans les pages du Devoir mercredi, 30 signataires issus de divers milieux — politique, communautaire, économique — demandent une réponse commune à cet enjeu qui « doit être une priorité nationale ». « Il n’y a pas de défaut de bonne volonté. Il y a un défaut de coordination », écrivent-ils.Selon des données récoltées par le ministère de la Santé et des Services sociaux en avril 2025, le Québec comptait alors 12 077 personnes en situation d’itinérance, soit 20 % de plus qu’en 2022. Et ce chiffre ne tient pas compte de l’itinérance dite « cachée » (quand une personne sans domicile vit chez une connaissance ou dans un hôtel, par exemple).« Ma réflexion sur toute la question de l’itinérance, c’est qu’il faut vraiment donner un véritable coup de barre pour vraiment se mobiliser », explique Pauline Marois au Devoir. « À partir de là, je me suis dit : quel message envoyer pour faire en sorte qu’on va se réunir autour de cet objectif-là et qu’on va mettre de côté nos points de vue de partisans ? »