Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) presse les gouvernements d’agir pour retenir les travailleurs étrangers déjà présents sur le territoire, au moment où plusieurs risquent de devoir quitter la province en vertu de règles migratoires de plus en plus strictes.La sortie publique organisée par le CPQ, jeudi, visait à présenter les doléances de 18 associations issues de différents secteurs d’activité : construction, hôtellerie, commerce de détail, tourisme… Dans tous les cas, elles soulignent l’importance de la main-d’œuvre étrangère dans leurs activités, ainsi que le besoin de prévisibilité dans les politiques migratoires.Alors que les différents ordres de gouvernement resserrent les critères d’embauche et de renouvellement de permis de travail, des travailleurs étrangers temporaires qui vivent au Québec et qui sont déjà formés pourraient devoir s’en aller, ont prévenu les intervenants réunis au centre-ville de Montréal.« Il existe actuellement un décalage important entre les réalités du marché du travail et les mécanismes d’immigration économique au Québec et au Canada », a déclaré la p.-d.g. du CPQ, Michelle LLambías Meunier.Elle a déploré une « incohérence » qui fait en sorte que « les entreprises font face à des besoins criants de main-d’œuvre », tandis qu’au même moment, « des travailleurs déjà présents ici, déjà formés, déjà intégrés […] risquent de devoir quitter leur emploi et souvent même le pays ».La prise de parole du CPQ suit celle du ministère de l’Immigration du Québec, qui s’est engagé mercredi à traiter en priorité les demandes faites en vertu du Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) par des immigrants dont le permis de travail est échu ou sur le point de l’être.
Les employeurs veulent garder les travailleurs étrangers temporaires déjà présents au Québec
Plusieurs d’entre eux risquent de devoir quitter le territoire, au grand dam du Conseil du patronat du Québec.











