Le gouvernement caquiste refuse de s’engager à tenir un sommet sur l’itinérance, comme le demandait une coalition de personnalités et d’organismes.La première ministre Christine Fréchette a reconnu la nécessité d’une meilleure coordination, comme la coalition le fait valoir, mais ne s’est pas avancée en faveur d’un sommet, contrairement au Parti québécois (PQ) et au Parti libéral (PLQ).À la fin de mai, à l’initiative de l’ancienne première ministre Pauline Marois, un regroupement de personnalités a réclamé dans une lettre ouverte un engagement de chacun des grands partis à tenir un grand sommet sur l’itinérance d’ici à juin 2027 si l’un ou l’autre forme le prochain gouvernement.« Encore plus important que de tenir un sommet, c’est important d’avoir une coordination », a répondu la première ministre en conférence de presse, jeudi à La Malbaie, quand on lui a demandé si elle allait s’engager à l’organiser dans l’éventualité où elle formerait encore le gouvernement en octobre.Elle a fait valoir qu’elle mise déjà sur la coordination avec les municipalités et le gouvernement fédéral.Elle a d’ailleurs rappelé que son ministre des Affaires municipales, Samuel Poulin, allait tenir un sommet avec les villes dans quelques semaines et qu’il sera notamment question d’itinérance.« L’itinérance est un sujet que j’ai priorisé », a-t-elle assuré.« Au-delà d’un sommet, on a déjà réalisé plusieurs initiatives et on a agi », a ajouté Mme Fréchette, en évoquant des investissements récents de 28 millions et 21 millions de dollars en lien avec la lutte contre l’itinérance.Dans la lettre ouverte publiée par Le Devoir à la fin de mai, les signataires, parmi lesquels les maires de Montréal et de Québec, Soraya Martinez Ferrada et Bruno Marchand, appelaient à « mettre le cap sur l’itinérance zéro », comme l’a fait avec succès la Finlande d’ailleurs.