Une entente finale est possible cet été entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador dans l’épineux dossier de l’accroissement du potentiel hydro-électrique du fleuve Churchill, au Labrador, a laissé entendre la première ministre Christine Fréchette vendredi.Elle a affirmé que le projet d’accord « est à risque » s’il n’est pas entériné avant les élections de cet automne au Québec et que la Coalition avenir Québec (CAQ) n’est pas reconduite au pouvoir, suggérant ainsi que son homologue terre-neuvien Tony Wakeham a tout intérêt à signer avant.« J’ai parlé à M. Wakeham plusieurs fois ces dernières semaines et il est vraiment très confiant quant à l’idée qu’on va arriver à une entente dans le courant de l’été, je le suis également », a-t-elle déclaré dans le cadre d’une conférence de presse au Conseil exécutif au dernier jour de la législature avant les élections.Le Québec compte sur cette entente pour obtenir les mégawatts dont il a besoin pour répondre à la croissance de la demande jusqu’en 2075, mais de son côté, Terre-Neuve-et-Labrador veut renégocier le protocole d’entente, signé à l’origine en décembre 2024, pour obtenir de meilleurs termes.« Je suis très confiante qu’on va trouver notre voie de passage », a-t-elle poursuivi, en précisant que les négociations se poursuivent, mais en ajoutant du même souffle que le Québec pourrait tout aussi bien se passer d’un accord.« On peut faire très bien même si cette entente n’allait pas de l’avant », a-t-elle assuré, réitérant donc comme elle l’avait d’ailleurs fait en décembre dernier dans une entrevue que le Québec avait un plan B et un plan C si le projet d’accord avec Terre-Neuve-et-Labrador échoue.À l’origine, l’ambitieux protocole d’entente signé en décembre 2024 dans l’enthousiasme par son prédécesseur François Legault et le premier ministre terre-neuvien de l’époque Andrew Furey semblait destiné à aboutir en entente finale.Mais M. Furey a quitté la vie politique au printemps de 2025 et le gouvernement progressiste-conservateur de M. Wakeham, qui a été élu par la suite, a mis en place un comité qui a conclu en mai dernier que sa province devait obtenir des conditions plus avantageuses.
Christine Fréchette évoque une entente dans le dossier de Churchill Falls
Le projet d’accord «est à risque» s’il n’est pas entériné avant les élections, affirme la première ministre.







