Un groupe d’experts nommé par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador estime que le projet d’accord énergétique avec Hydro-Québec ne sert pas les intérêts de la province.Dans un rapport qui doit être publié mardi, ce comité composé de trois membres soulève plusieurs préoccupations concernant l’accord-cadre non contraignant signé par les deux provinces en 2024.Le comité conclut notamment que l’accord ne fournit pas suffisamment d’électricité à Terre-Neuve-et-Labrador, ce qui pourrait limiter les secteurs grands consommateurs d’énergie, tels que l’exploitation minière, et entraver la croissance économique à long terme.« Toutefois, le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador pourrait prendre des décisions importantes […] qui pourraient finalement permettre à Newfoundland and Labrador Hydro de travailler à la révision de l’accord avec Hydro-Québec dans l’intérêt public », peut-on lire dans le résumé du rapport, qui a été transmis à La Presse canadienne par une source.La Presse canadienne a accepté de ne pas nommer cette source, qui n’était pas autorisée à s’exprimer publiquement.Ce rapport très attendu pourrait apporter des réponses à une population de Terre-Neuve-et-Labrador lassée, qui se sent depuis longtemps lésée par le Québec. Il pourrait aussi relancer les négociations entre les services publics d’électricité des deux provinces – si le Québec y est disposé.Le projet d’accord énergétique a été dévoilé à la fin de 2024 par l’ancien gouvernement libéral de Terre-Neuve-et-Labrador et le premier ministre du Québec de l’époque, François Legault. S’il est finalisé, il expirera en 2075.Dès le jour où l’entente provisoire a été annoncée, Tony Wakeham, l’actuel premier ministre progressiste-conservateur de Terre-Neuve-et-Labrador, a exigé un examen de la proposition.Quelques semaines seulement après son arrivée au pouvoir, l’automne dernier, il a mandaté le groupe d’experts afin qu’il se penche sur l’accord. Il a aussi suspendu toutes les négociations en attendant le rapport du comité indépendant.Selon le mandat qui lui a été confié en décembre dernier, le groupe d’experts devait déterminer si l’accord servirait « au mieux les intérêts à long terme de la population » de Terre-Neuve-et-Labrador.
Churchill Falls: l’accord avec le Québec ne profiterait pas à Terre-Neuve-et-Labrador
Selon un comité, la province n’obtient pas assez d’électricité, ce qui pourrait entraver sa croissance économique.












