Publié le 10 septembre 2026 à 18:02. / Modifié le 10 septembre 2026 à 18:30.

2 min. de lecture

Confrontée à l’envolée des prix de l’énergie alimentée par la guerre au Moyen-Orient, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux jeudi. Elle a également averti que les perspectives restaient incertaines, maintenant ainsi la possibilité d’un resserrement supplémentaire.Le principal taux directeur, sur les dépôts, a été relevé d’un quart de point, à 2,5%, à l’issue d’une réunion de politique monétaire délocalisée à Berlin. Il s’agit de la deuxième hausse cette année. Et la présidente Christine Lagarde a laissé entendre que la BCE n’en a pas fini avec le cycle de hausse de taux, même si elle a martelé devant la presse qu’aucun débat en ce sens n’a été mené lors de la réunion de politique monétaire.«Le conflit au Moyen-Orient continue de générer des pressions inflationnistes et l’inflation devrait rester nettement supérieure à notre objectif pendant une période prolongée», a-t-elle expliqué.

Inflation au plus haut depuis 2023

Dans une zone euro fortement dépendante des importations d’énergie, l’inflation a atteint en août 3,3%, le plus haut niveau depuis trois ans, bien au-dessus de l’objectif de 2% fixé par la BCE.L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix des biens les plus volatils (dont l’énergie et l’alimentation), a toutefois légèrement ralenti à 2,4% sur un an. Or, la BCE craint que le présent choc énergétique ne finisse par se diffuser à l’ensemble de l’économie par des effets dits de second tour, si les salariés réclament des hausses de salaire pour compenser la perte de pouvoir d’achat et que les entreprises répercutent leurs coûts plus élevés dans leurs prix.En relevant ses taux, elle renchérit le crédit immobilier, les prêts aux entreprises et le coût du financement public. L’objectif est de freiner progressivement la demande et de limiter la capacité des entreprises à augmenter leurs prix.