Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, lors d’une conférence de presse, à Francfort (Allemagne), le 23 juillet 2026. HEIKO BECKER/REUTERS

Compte tenu de l’envolée des prix de l’énergie alimentée par la guerre au Moyen-Orient, la Banque centrale européenne a annoncé le relèvement de ses taux, jeudi 10 septembre, dans un communiqué.

Le principal taux directeur, sur les dépôts, a été relevé d’un quart de point, à 2,5 %, à l’issue d’une réunion de politique monétaire. « Les perspectives demeurent très incertaines, avec des risques orientés à la hausse pour l’inflation et à la baisse pour la croissance économique », fait savoir le communiqué de décisions du jour.

Après un premier relèvement en juin, la BCE reste confrontée à une poussée inflationniste alimentée par la hausse des prix du pétrole, conséquence des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran et de celles qui opposent les rebelles houthistes du Yémen, soutenus par Téhéran, à l’Arabie saoudite, alliée de Washington.

Le baril de brent a franchi le seuil de 100 dollars (soit 86,03 euros), mercredi 9 septembre, pour la première fois depuis la fin de juillet, alors qu’au cœur des affrontements entre Saoudiens et rebelles yéménites figure le détroit de Bab Al-Mandab, de plus en plus utilisé par l’Arabie saoudite pour acheminer une partie de ses livraisons. Jeudi, le baril de WTI a, à son tour, dépassé les 100 dollars.