Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Travail Travail Travail Transposition d’une directive européenne qui aurait dû être appliquée depuis juin, le texte présenté en conseil des ministres jeudi 10 septembre suscite l’opposition du patronat, dans un pays où les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes dans le secteur privé. Article réservé aux abonnés Annoncée comme un tournant dans la lutte contre les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes, la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale franchit enfin une étape décisive. Ce projet de loi a été présenté en conseil des ministres, jeudi 10 septembre, par le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou. Avec un retard important, puisque cette réforme était censée être mise en œuvre avant le 7 juin. L’exécutif assure vouloir faire adopter la loi avant l’élection présidentielle de 2027, pour une entrée en vigueur envisagée au 1er janvier 2028. L’enjeu est de taille. Selon l’Insee, en 2024, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes dans le secteur privé, tous revenus confondus. L’écart est de 14 % en équivalent temps plein et reste de 3,6 % à poste et temps de travail comparables. Mais le Parlement n’a que jusqu’à février 2027 pour examiner le texte, avant la campagne présidentielle. Le gouvernement va devoir être très agile pour trouver un créneau dans l’agenda parlementaire d’ici là. Le texte, transposant la directive votée en 2023, viendra remplacer l’index de l’égalité professionnelle mis en place en 2019, dit « index Pénicaud », du nom de l’ex-ministre du travail Muriel Pénicaud (2017-2020). Le nouveau dispositif instaure un principe de transparence important. Les employeurs devront désormais indiquer une fourchette salariale dans chaque offre d’emploi et ils auront l’interdiction de demander au candidat quelle était sa rémunération précédente. Pour les salariés en poste, ils pourront demander des informations sur « leur niveau de rémunération et sur les niveaux de rémunération moyens » pour les postes de « valeur égale ». Il vous reste 70.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.