Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Photographie Photographie Photographie La photographe américaine a mené un projet au long cours dans les Appalaches, sur un habitant d’un mobil-home, en intégrant les images déjà produites sur la région. Article réservé aux abonnés Depuis vingt ans, la photographe américaine Stacy Kranitz s’interroge sur la pauvreté mais aussi sur ses représentations visuelles dans la chaîne montagneuse des Appalaches, dans l’est des Etats-Unis. Son travail est une des expositions les plus stimulantes du festival Images Vevey (Suisse), à voir au Musée Jenisch jusqu’au 27 septembre. C’est aussi un livre, primé par la manifestation, sous le titre Ain’t No Grave Gonna Hold My Body Down (« aucune tombe ne retiendra mon corps »). Ce projet est emblématique d’un festival ambitieux qui entend interroger la beauté et la dangerosité des images. La démarche de Stacy Kranitz est rarissime. Avant de prendre toute photo dans les Appalaches, elle a passé des années à réunir les documents visuels, plus ou moins bienveillants, réalisés entre 1850 et 1930 dans les montagnes. Une partie de ce matériau témoigne de la condition misérable des habitants tout en insistant sur leur côté querelleur, violent, voire dégénéré. D’autres images, de propagande, documentent la grande aventure de l’exploitation du charbon et le quotidien de montagnards devenus mineurs. Il vous reste 65.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.