Au début du mois d’août, Marco Fortier a réalisé un reportage sur la crise de l’itinérance qui est arrivée presque du jour au lendemain à Sainte-Adèle, dans les Laurentides. Le journaliste et le photographe ont fait la connaissance de Marco, qui a installé son campement au bord de la rivière du Nord et qui pêche pour se nourrir. Sur la photo, « il a une forte identité un peu de cet homme des bois qui vit seul, en autonomie, avec un petit côté ermite », remarque Valérian. « C’est une image qui détonne vraiment dans notre monde actuel. »

Valérian a photographié l’auteur-compositeur-interprète VioleTT Pi à l’occasion de la sortie de son nouvel album, Mythologie de la dérape. Cette nouvelle œuvre musicale est incarnée par une identité visuelle distincte et créative : l’artiste costumé en clown, portant des vêtements blancs, des chaussures de sport et des gants avec de très longs ongles noirs. Le photographe a voulu jouer avec des objets du mobilier urbain dans une ruelle de Villeray pour créer « des scènes un peu burlesques avec lui ». Lorsqu’il tourne son objectif vers des artistes musicaux, Valérian essaie toujours de créer un « dialogue créatif » autour de la photo.

Valérian a couvert la cinquième édition de la Course des glorieux triporteurs, qui se déroule à la place Simon-Valois, dans Hochelaga-Maisonneuve, en hommage aux conducteurs de ces engins mobiles typiques du quartier. « Il y a ce côté un petit peu couleur locale, un petit peu réputation du quartier de Hochelaga, qui en fait s’est beaucoup transformé au cours des 10 dernières années », souligne le photographe, qui a d’ailleurs récemment déménagé dans le secteur. « L’idée, c’était un peu de jouer là-dessus, puis en même temps de le transformer en quelque chose de spectaculaire, créatif et très drôle. » Marilou Beauregard-Brault (sur la photo), déguisée en reine de cœur, a remporté la course en 2025 et a terminé troisième cette année.