Alors que la photographe passait devant l’œuvre d’art public ORB de l’artiste urbain espagnol SpY, elle a observé un enfant jouant, les pieds dans le bassin d’eau de l’esplanade de la Place des Arts. Le jeune garçon s’est brusquement arrêté de jouer pour tourner son regard vers un oiseau qui l’intriguait. « C’est l’fun quand il y a des sujets devant une œuvre d’art comme celle-ci », dit Marie-France. « L’oiseau a fait la différence. »

En août, Marie-France a réalisé un photoreportage sur la foire agricole annuelle de Cookshire, en Estrie, qui existe depuis 1845. La photo montre Brigitte Willard, propriétaire de chevaux, vue dans le miroir d’un kiosque de vêtements et d’accessoires. La photographe estime que son cliché est « graphiquement intéressant », soulignant la « juxtaposition des accessoires et du miroir, qui donne une photo très contextuelle ». « C’est comme si mon sujet est encadré », remarque-t-elle.

Cet été, Marie-France a voyagé quelques semaines en Europe. Alors qu’elle était de passage à Paris en pleine canicule, son regard a été attiré par des citoyens qui tentaient de se rafraîchir en se baignant dans le canal Saint-Martin. Après que les autorités parisiennes eurent autorisé la baignade, les citoyens ont pris d’assaut les berges du canal, qui est ainsi devenu un véritable symbole de la canicule en France. « Je trouvais que c’était audacieux [de sauter de la passerelle], dit Marie-France. Ça fait une photo d’action où les jeunes sautent dans l’eau, malgré les coups de sifflet des autorités. »