Publié le 12 septembre 2026 à 10:38. / Modifié le 12 septembre 2026 à 10:44.

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Il y a 2 ans, les Rencontres de la photographie d’Arles choisissaient pour l’affiche de leur 55e édition une image de Cristina de Middel, extraite de son projet Voyage au centre, présenté en majesté dans les larges espaces de l’église des Frères Prêcheurs et consacré à la route migratoire traversant le Mexique pour mener aux Etats-Unis. Entre documentaire et mise en scène, l’artiste belgo-espagnole, née à Alicante et installée au Brésil, signait un travail personnel majeur sur une thématique certes ultra-médiatisée, mais dont elle dévoilait des pans méconnus en renversant les stéréotypes.Cette même année 2024, alors que le spectre d’une deuxième élection de Donald Trump devenait une réalité et qu’elle présidait pour la troisième et dernière année la prestigieuse agence Magnum Photos, Cristina de Middel signait plusieurs photoreportages pour Le Temps, travaillant notamment sur l’avortement et Mar-a-Lago. Au festival Images Vevey, c’est à l’inverse un projet artistique, même s’il n’est pas exempt d’un fort sous-texte politico-social, qu’elle présente: Endofgamia, jeu de mots entre «endogamie» et «end of game» («la fin du jeu»), une série de portraits hybrides réalisés dans des musées à l’aide de prises de vues à exposition multiple.