Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie États-Unis États-Unis États-Unis En annonçant pour 6 milliards de dollars de rachat de dette américaine de long terme alors que les investisseurs s’attendaient à plus, Scott Bessent a provoqué une hausse des taux à dix ans et à vingt ans. Article réservé aux abonnés A vouloir jouer les pompiers sur le marché de la dette, Scott Bessent a aggravé l’incendie. Le secrétaire au Trésor de l’administration Trump a provoqué un début d’emballement et une hausse des taux auxquels les Etats-Unis empruntent, mercredi 9 septembre, après avoir annoncé un rachat de dette américaine de long terme de 6 milliards de dollars (5,16 milliards d’euros), qui interviendra jeudi. Les investisseurs s’attendaient à plus, et ont sanctionné la manœuvre en se détournant des bons du Trésor, faisant mécaniquement monter les taux. Celui à dix ans a atteint 4,85 % dans la journée, son plus haut niveau depuis 2023. Le taux à vingt ans s’établissait lui à 5,29 %, au plus haut également depuis trois ans, à l’exception d’un pic à la mi-juillet. Dans le même temps, les principaux indices américains étaient en net recul (le S&P 500 perdait 0,48 % en fin de session). Un cocktail amer, à l’inverse de l’effet recherché par Scott Bessent. L’épisode souligne à quel point il est difficile de plier les marchés obligataires à sa volonté. Beaucoup plus importants que les marchés actions, ils sont la colonne vertébrale du financement des Etats et des entreprises. Leurs soubresauts sont autrement inquiétants que ceux des cours de Bourse des compagnies. Il vous reste 73.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Etats-Unis : le secrétaire au Trésor donne un coup de chaud aux marchés obligataires en intervenant sur le marché de la dette
En annonçant pour 6 milliards de dollars de rachat de dette américaine de long terme alors que les investisseurs s’attendaient à plus, Scott Bessent a provoqué une hausse des taux à dix ans et à vingt ans.












