Dans la « tempête » actuelle, Christine Fréchette a voulu incarner mercredi la « Capitaine Québec » capable d’affronter la houle, pendant que le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, a promis de garder le cap sur un référendum avec ou sans majorité, mais sans s’avancer sur d’éventuelles alliances au Parlement. Les conservateurs, de leur côté, ont perdu un premier homme à la mer en raison de propos hostiles à l’homosexualité et à l’avortement.À l’approche du premier grand rendez-vous télévisuel de ce cycle électoral, la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) a vanté son bilan personnel pour assurer qu’elle saurait tenir le gouvernail au moment où l’économie avance en eaux troubles. « J’ai été testée, a indiqué Christine Fréchette. Ce n’est pas le temps d’apprendre le métier. »Au lendemain d’une nouvelle salve de représailles américaines, le Canada et les États-Unis se trouvent « peut-être au début d’une escalade » et le Québec ne doit pas exclure de tarir l’exportation d’électricité vers son voisin américain même s’il ne s’agit pas, a précisé la cheffe de la CAQ, d’« une mesure prioritaire » pour le moment.Les chefs conservateur et libéral ont adopté une attitude moins va-t’en-guerre face à la Maison-Blanche. « Il faut négocier, a affirmé Charles Milliard mercredi. On ne peut pas toujours aller de contre-tarifs en contre-tarifs. »En marge d’une annonce où son parti s’engageait à réduire la fonction publique de 12 000 postes sur cinq ans, le chef libéral a appelé à la négociation, sans pour autant hisser le drapeau blanc. « L’énergie, c’est une des armes qu’on a. Il ne faut pas hésiter à l’utiliser. » Éric Duhaime a aussi réitéré sa peur devant l’« escalade » en cours avec le voisin américain. « On est tous des perdants quand on s’embarque dans une guerre tarifaire, a indiqué le chef conservateur. C’est pour ça qu’il faut mettre fin à la guerre et arrêter de jeter de l’huile sur le feu. »Un premier conservateur quitte le navireLe leader conservateur a dû couper les ponts, mercredi, avec un premier candidat emporté par la controverse. Le pasteur Éric Lanthier a retiré sa candidature dans Pontiac pour éviter de devenir une « distraction » à la suite d’un reportage du Journal de Montréal sur ses convictions homophobes et hostiles à l’avortement.Jusqu’ici, le camp conservateur avait toujours serré les rangs face aux polémiques. Mercredi, Éric Duhaime, visiblement agacé par l’insistance des journalistes, a tenu à préciser « la ligne officielle » de sa formation.« Le Parti conservateur, c’est un parti qui est pro-choix, et il n’est pas question que ça change, a souligné le leader de droite. Vous aurez compris aussi que la personne qui le dirige, c’est un gai, et qu’on n’est pas contre les gais — au contraire. »Le retrait de son candidat a toutefois fait ombrage au dévoilement du cadre financier conservateur, fort attendu après des engagements électoraux qui totalisent près de 53 milliards et la promesse d’un retour à l’équilibre budgétaire au cours d’un premier mandat grâce à des réductions de dépenses chiffrées à 60 milliards.
Tempête tarifaire, candidat conservateur démissionnaire et référendum minoritaire
Le Parti conservateur a perdu un premier candidat, mercredi, en raison de propos homophobes et antiavortement.







