Le début de campagne du Parti québécois (PQ) dans la région de Québec n’est pas de tout repos. Après avoir encaissé des critiques à l’interne concernant le choix de deux de ses candidats, le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a dû demander à l’un d’eux de se retirer, mercredi.À peine 48 heures après avoir annoncé qu’il se porterait candidat pour le PQ dans la circonscription de Taschereau, au centre-ville de Québec, l’ex-solidaire Vincent Marissal a été forcé de faire une croix sur ses ambitions électorales, mercredi après-midi. Son chef venait d’apprendre qu’il avait, plusieurs fois ces dernières années, placé son appartement de fonction de député de Rosemont sur la plateforme HomeExchange, qui génère des « questions éthiques » sur son profil.Mais même avant, la candidature de M. Marissal, un Montréalais, générait des questionnements dans les rangs péquistes.« Ça fait plusieurs années qu’on revendique une fierté régionale. Se faire imposer Vincent Marissal comme élu de Montréal, c’est aberrant », a confié au Devoir une militante de longue date du parti dans Taschereau.Afin de justifier son choix, Paul St-Pierre-Plamondon avait tenu une rencontre avec l’exécutif local de Taschereau dimanche, durant laquelle il avait notamment invoqué le manque de parlementaires d’expérience dans l’équipe de candidats péquistes.« Il nous a dit que c’était tous des jeunes, au PQ, qui avaient peu d’expérience parlementaire et que ça prenait deux ans pour apprendre le métier », a relaté un membre de l’exécutif. « Je ne peux pas dire qu’on a sauté de joie, mais on a décidé d’accepter. »Peu d’investitures « contestées »Depuis ce printemps, Paul St-Pierre Plamondon fait face à une grogne grandissante en raison des choix de ses candidats pour les élections du 5 octobre. Jusqu’ici, le parti a officialisé 106 candidatures sur 127. De ce nombre, seuls 14 l’ont été après une assemblée d’investiture « contestée » — soit où au moins deux personnes se sont affrontées pour obtenir le poste.Les critiques se sont d’ailleurs multipliées ces derniers jours dans la foulée de la candidature de l’ancien animateur de Radio X François Gariépy, choisi pour représenter la circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré.
Départ mouvementé à Québec pour le Parti québécois
Paul St-Pierre Plamondon fait face à une grogne grandissante en raison des choix de ses candidats.







