L’entrepreneur et influenceur Olivier Primeau, dont le nom avait circulé parmi les successeurs potentiels du premier ministre démissionnaire François Legault, ne sera pas candidat aux prochaines élections québécoises. La perspective d’un gouvernement minoritaire et le retour du débat référendaire le découragent de se lancer dans l’arène politique à ce moment-ci.« Est-ce que je veux faire de la politique ? Oui. Est-ce que ça va être cette année ? Non. En ce moment, je n’ai aucune intention de me présenter pour les prochaines élections québécoises », a-t-il déclaré au Devoir mardi, en marge d’une ronde d’entrevues pour la sortie prochaine de la docusérie Olivier Primeau, pas encore milliardaire ! sur Crave.En janvier, l’homme d’affaires avait sérieusement songé à se lancer dans la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec pour succéder à François Legault. Estimant que la marche était trop haute et qu’il n’était pas prêt, il avait rapidement renoncé à l’idée, souhaitant « faire les choses correctement et dans le bon ordre ».Quelques mois plus tard, à l’aube du déclenchement de la prochaine campagne électorale, le copropriétaire du Beach Club de Pointe-Calumet estime que ce n’est toujours pas le bon moment. Il invoque ses projets entrepreneuriaux qui ne peuvent attendre, mais surtout l’issue incertaine du prochain scrutin.« Je ne dis pas ça dans le sens que je veux me garantir un poste, que je veux être sûr de gagner, soutient ce caquiste affirmé. C’est que dans ma tête de personne qui suit la politique, je vois un gouvernement minoritaire être élu. Ça veut dire que dans deux ans maximum, on risque de repartir en élection, il va y avoir une autre occasion. Puis il va y avoir des partielles, puis ça n’en finit plus là. »Éviter le débat référendaireL’entrepreneur veut également éviter de s’embarquer dans une campagne qui sera, selon lui, dominée par la question nationale. Rappelons que le Parti québécois (PQ) a pour objectif de tenir un référendum sur l’indépendance d’ici 2030, s’il est élu.« J’aime beaucoup ce que Mme Fréchette propose, […] mais je n’ai pas le goût d’embarquer dans une élection où ça va être le oui contre le non. […] Les gens vont arriver devant l’urne puis ils vont se dire “là vu que le PQ mène, moi je vais voter pour les libéraux ou peu importe mais pour le non” », croit M. Primeau.À ses yeux, il s’agit « du pire moment » pour relancer le projet souverainiste, considérant « la mondialisation extrême » et les tensions commerciales avec les États-Unis.Ses ambitions politiques n’ont pas disparu pour autant. Celui qui veut faire de la politique depuis ses 18 ans compte bien se lancer un jour, idéalement au palier provincial, bien qu’il ne ferme pas complètement la porte à Ottawa.
Olivier Primeau ne sera pas candidat aux prochaines élections québécoises
La perspective d’un gouvernement minoritaire et du débat référendaire le découragent de se lancer à ce moment-ci.







