Publié le 03 juillet 2026 à 17:40. / Modifié le 03 juillet 2026 à 17:44.

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Serait-ce les cigales qui chantent autour de lui ou la distance mise avec Paris qui ont permis au premier ministre une plus grande liberté de ton? «J’ai plutôt pris l’habitude de ne pas faire trop de médias […] et de réserver ma parole, parce qu’au fond, je n’aime pas trop le bavardage», a-t-il ainsi introduit son propos dans la table ronde la plus attendue de la première journée du «Davos français» à Aix-en-Provence. «Nous nous sommes dit que c’était bien de parler et que c’était bien de donner un peu de perspective», explique le locataire de Matignon, qui dit «prendre son risque».Il est peu commun de voir Sébastien Lecornu se projeter ainsi. Le «moine soldat» autoproclamé de Matignon, arrivé à son poste comme un dernier recours après la chute de François Bayrou, est habitué aux crises. Depuis octobre dernier, il tient sa barque, malgré les motions de censure successives. La treizième depuis son arrivée doit être débattue ce lundi à l’Assemblée nationale. Ce qui n’empêche pas le chef du gouvernement de «se poser un tout petit peu pour réfléchir». Voilà alors l’Eurois qui fait la liste de ses sources d’inquiétude et d’espoir qu’il a pour le pays.