Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Tribune Reed Brody Avocat américain Inquiet de perdre sa majorité à la Chambre des représentants et au Sénat lors des midterms du 3 novembre, le président américain, Donald Trump, multiplie les tentatives de déstabilisation du processus électoral, alerte l’avocat Reed Brody, dans une tribune au « Monde ». Publié aujourd’hui à 14h00 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Les élections de mi-mandat ont toujours constitué aux Etats-Unis un contre-pouvoir essentiel face au président. Elles permettent aux électeurs d’en corriger le cours. Mais celles du 3 novembre sont plus cruciales encore. Pour des millions d’Américains, elles pourraient être l’une des dernières occasions de poser des limites démocratiques réelles à un président qui, depuis son retour au pouvoir dix-huit mois auparavant, affaiblit méthodiquement les institutions censées le contenir. Le 3 novembre, l’ensemble de la Chambre des représentants et un tiers du Sénat seront renouvelés – un scrutin qui pourrait priver Donald Trump de son emprise sur l’ensemble des pouvoirs à Washington, rétablir le contrôle parlementaire et restaurer une partie de l’équilibre constitutionnel perdu. C’est précisément la raison pour laquelle il s’attaque désormais aux élections elles-mêmes. Les élections de mi-mandat sanctionnent généralement le parti qui contrôle la Maison Blanche. En 2018, pendant le premier mandat du républicain, les démocrates avaient gagné 40 sièges (sur 435) et repris le contrôle de la Chambre des représentants. Aujourd’hui, avec une cote de popularité au plus bas, une inflation en hausse et une guerre en Iran très impopulaire, le risque d’un nouveau revers électoral est bien réel. Cela explique la détermination du président américain à fausser les règles du jeu avant même le dépôt du premier bulletin, à interférer avec le processus électoral et à semer par avance le doute sur les résultats. Une première méthode consiste à réaliser un charcutage électoral partisan (gerrymandering). Donald Trump a poussé les Etats républicains à redessiner leurs circonscriptions en leur faveur – une manœuvre facilitée en avril par l’affaiblissement, par la Cour suprême, du Voting Rights Act, la loi de 1965 protégeant le droit de vote des minorités. Résultat : une carte électorale qui favorise de moins en moins la compétition électorale, où les démocrates devront réunir environ 53 % des voix sur le plan national pour espérer une majorité simple à la Chambre. Il vous reste 65.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Elections de mi-mandat aux Etats-Unis : « Le danger n’est pas tant une fraude électorale massive qu’un brouillard organisé du doute »
TRIBUNE. Inquiet de perdre sa majorité à la Chambre des représentants et au Sénat lors des midterms du 3 novembre, le président américain, Donald Trump, multiplie les tentatives de déstabilisation du processus électoral, alerte l’avocat Reed Brody, dans une tribune au « Monde ».










