Justice

La Cour de justice de la République a enregistré, le 9 septembre, une plainte visant les ministres chargés de la crise qui a secoué l’archipel en 2024. Elle est signée par six militants indépendantistes qui estiment, éléments à l’appui, avoir été transférés et incarcérés en métropole « pour des motifs de nature exclusivement politique ».

Les militant·es indépendantistes kanak, transféré·es et incarcéré·es dans des prisons métropolitaines en juin 2024, l’ont-ils été sur ordre politique « afin de les neutraliser » ? Trois mois après avoir bénéficié d’un non-lieu général – pour lequel le parquet de Paris a fait appel –, six d’entre elles et eux posent officiellement la question dans une plainte enregistrée le 9 septembre par la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à poursuivre et à juger les délits présumés commis par un membre du gouvernement dans l’exercice de ses fonctions.