Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie Les avocats de six responsables kanak envoyés en détention provisoire dans l’Hexagone en juin 2024 dénoncent « une raison d’Etat condamnable ». Ils demandent des poursuites contre l’ancien premier ministre Gabriel Attal et plusieurs membres de son gouvernement. Article réservé aux abonnés En poste en mai 2024 lors de l’insurrection indépendantiste en Nouvelle-Calédonie, quatre hauts responsables du gouvernement de l’époque sont visés par une plainte déposée devant la Cour de justice de la République (CJR) en date du 31 août, révélée par Mediapart et dont Le Monde a eu connaissance, mercredi 9 septembre. Il s’agit de Gabriel Attal, alors premier ministre, d’Eric Dupond-Moretti (garde des sceaux), de Gérald Darmanin (ministre de l’intérieur) et de Sébastien Lecornu (ministre des armées). Selon les avocats de six responsables kanak envoyés en détention provisoire dans l’Hexagone pour leur rôle présumé dans l’organisation des émeutes qui ont ravagé Nouméa et causé la mort de 14 personnes, le gouvernement avait décidé de ce transfert bien avant que la justice ne l’ordonne : « Nous sommes face à une raison d’Etat condamnable », estime Me François Saint-Pierre. Après le non-lieu général décidé en juin par la justice dans l’affaire, il demande avec ses confrères que les ministres soient poursuivis pour « crime ou délit d’actes arbitraires attentatoires à la liberté individuelle », « délit d’abus d’autorité aggravé » et « association de malfaiteurs ». Il vous reste 67.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.