A Nouméa, le 13 mai 2026, lors d’une manifestation marquant le deuxième anniversaire des émeutes qui ont secoué la Nouvelle Calédonie en 2024. DELPHINE MAYEUR / AFP

Un non-lieu général a été ordonné par les juges d’instruction parisiens en faveur des militants kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), dont le leader indépendantiste Christian Tein, dans l’enquête sur les émeutes ayant éclaté en 2024 en Nouvelle-Calédonie, a appris l’Agence France-Presse (AFP), vendredi 5 juin, de sources proches du dossier. Ouverte en 2024 sur place, l’information judiciaire sur la CCAT, à l’origine de la mobilisation dans l’archipel d’Océanie, avait été dépaysée à Paris en janvier 2025. Quatorze personnes, dont M. Tein, ont été mises en examen dans ce dossier.

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« La défense de Christian Tein salue le travail considérable des magistrats instructeurs parisiens qui viennent de lui rendre justice », ont commenté auprès de l’AFP ses avocats, Mes Florian Medico, Pierre Ortet et François Roux. « Après un transfèrement de 17 000 km dans des conditions indignes, une détention provisoire de près d’un an loin des siens, des attaques politiques et des accusations mensongères, une défense pied à pied pour démontrer sa totale innocence, Christian Tein est totalement mis hors de cause, comme les autres mis en cause », saluent-ils. « C’est évidemment une très grande satisfaction, mais aussi le constat sidérant d’une action initiale qui a eu pour but de museler un homme politique », ajoutent-ils.