Sylvie est écrivaine. Son inspiration lui vient surtout de ses voisins, chaque fenêtre ouvrant sur une possible trame narrative. En ce moment, elle écrit à propos d’une jeune femme qu’elle imagine prise dans un triangle amoureux mortel. Fait alors son entrée en scène Adam, un mystérieux jeune homme embauché pour assister Sylvie. Bientôt, le monde de la romancière oscille entre réalité fuyante et fiction envahissante. Avec Histoires parallèles, Asghar Farhadi refait, très librement, un segment du Décalogue, de Krzysztof Kieślowski : Une brève histoire d’amour. Cela, avec le gratin du cinéma français.En effet, le cinéaste iranien a réuni devant sa caméra Isabelle Huppert (La femme la plus riche du monde), Virginie Efira (Les enfants des autres), Vincent Cassel (saga Les trois mousquetaires), Pierre Niney (Le comte de Monte-Cristo), Adam Bessa (Les fantômes), India Hair (Trois amies), et, lors d’une apparition fugitive, Catherine Deneuve (Potiche).Jouissif, ce moment où la grande dame du cinéma français demande au personnage d’Huppert : « Tu vas pas me refaire un caca nerveux ! ? » D’ailleurs, c’est Deneuve, dans la peau de l’agente littéraire de l’héroïne, qui explicite la parenté du récit avec Les fiançailles de monsieur Hire, de Georges Simenon (dont Patrice Leconte tira un grand film en 1989), dans lequel un homme épris de la voisine qu’il épie connaît un sort funeste.
«Histoires parallèles»: une grande Huppert dans un petit Farhadi
Le cinéaste iranien refait librement un segment du «Décalogue», de Kieślowski, avec le gratin du cinéma français.







