Si le Parti québécois (PQ) est porté au pouvoir, son chef, Paul St-Pierre Plamondon, a promis samedi de geler les salaires des députés, des ministres et des présidents-directeurs généraux des sociétés d’État, comme Hydro-Québec, la Société des alcools du Québec (SAQ), Investissement Québec et La Caisse de dépôt. Il promet aussi de mettre fin au « tablettage » des personnes « responsables » des scandales au sein des instances gouvernementales.« On ne peut pas demander aux secteurs public et parapublic d’adopter un certain régime de minceur et de faire des efforts pendant que nous, on ne donnerait pas l’exemple », a déclaré le chef péquiste en point de presse. « Tout le monde doit mettre l’épaule à la roue. » Un gouvernement péquiste ferait aussi le « ménage » dans les bonus octroyés aux dirigeants des sociétés d’État, a-t-il ajouté. « Le bonus doit être lié à de bonnes performances. »Il en a profité pour rappeler qu’en 2023, les députés à l’Assemblée nationale ont voté en faveur d’une augmentation de leur salaire de 30 %. Les députés péquistes avaient voté contre le projet de loi, qui a tout de même été adopté, après quoi ils ont promis de verser une partie de leur salaire à des organismes. Certains députés de Québec solidaire ont eux aussi donné une partie de leurs revenus. Interrogé par les journalistes, le chef a précisé qu’il maintiendrait l’augmentation de 30 % des salaires et que ses députés arrêteraient leurs dons une fois les augmentations gelées.« Nous assurons également que la haute fonction publique et parapublique soit imputable », a ajouté Paul St-Pierre Plamondon. Lors du scandale SAAQclic, « la CAQ de Christine Fréchette n’a pas pris ses responsabilités et s’est contentée de tabletter et déplacer les gens responsables du scandale », a-t-il déploré. « Avec un gouvernement du Parti québécois, ça va être fini, l’impunité et la déresponsabilisation. »